Après une formation « en faisant » auprès d’Eugène Durif, de Lionel Parlier, de Marie Pierre Bésanger et de Philippe Ponty avec qui elle travaille au festival de la Luzège en Corrèze, elle quitte le Limousin à la recherche de nouvelles expériences.

La vingtaine vrombissante, elle crée un collectif d’artistes européens qui regroupe metteur en scène, scénographe, chorégraphe et compositeur et investit des lieux atypiques comme un train en Allemagne pour la Divine Comédie de Dante, une cathédrale sans toit à Vilnius ou une ville entière d’Italie.

Puis elle crée le festival Ô les Chœurs qui accouple rock, théâtre, cinéma et arts plastiques.

Son goût des terrains chaotiques l’amène à collaborer pendant plusieurs années avec la compagnie de théâtre de rue Le cercle de la Litote avec qui elle joue au FAR de Brest, au festival d’Aurillac, au festival Vivacités et à Brighton.

A Paris, elle rencontre Claude Degliame et explore Racine aux Laboratoires d’Aubervilliers puis Jean Michel Rabeux avec qui elle expérimente Jean Genet au théâtre Artistic Athévains.

Elle sillonne les cités HLM de banlieue avec la compagnie L’artisanat des Menteurs et amène le théâtre là où il n’y en a pas.

Ce questionnement sur l’accès à l’art, qu’elle a vécu comme empêché en naissant dans un territoire rural, la pousse à créer en 2006 la compagnie Chamboulive avec son frère et à revenir sur ses terres corréziennes pour des créations contemporaines audacieuses qui impliquent la population locale.

Cela donnera un triptyque qui sera joué à guichet fermé dans les salles des fêtes et théâtres du territoire.

En 2011, la compagnie Chamboulive se transforme avec la rencontre de l’auteure Emma George et son texte choc « A combien de carreaux de la marge ? ».

Elle sollicite la metteure en scène Gwenaëlle Mendonça pour créer ce seule en scène théâtre/vidéo/son qu’elle jouera dans les scènes conventionnées d’Auvergne et du Limousin et au théâtre de Belleville.

Ensemble, elles rebaptisent la compagnie Chamboulive La sœur de Shakespeare en hommage à Virginia Woolf et déploient un travail qui s’articule autour de l’écriture contemporaine et l’invention de nouvelles formes scénographiques.

Leur collaboration s'arrête en 2018 suite au burn out de Gwenaëlle.

Elle écrit alors RESTER DANS LA COURSE et redéfinit la ligne artistique de la compagnie.

 

Parallèlement, elle est comédienne pour la compagnie l’Organisation et joue dans Les Rois du Catch mis en scène par Elodie Ségui au Point Ephémère, au 104 et à la Ménagerie de Verre et performe dans "Monte le son du tableau STP" au Musée des Beaux Arts de Lille.

Elle collabore avec le performeur Benjamin Bodi au Palais de Tokyo et est sollicitée par le festival Les Femmes s’en mêlent comme maîtresse loyale.

En Suisse, elle travaille avec la compagnie ADQV, joue et co-écrit le spectacle "Mariage" mis en scène par Alexandre Doublet.

Au cinéma, elle joue sous la direction de Thomas Lilti, Félix Moati et Claude Saussereau.

Elle est aussi formatrice auprès de comédiens amateurs, d’étudiants et intervient comme « révélatrice de singularité » auprès des personnels des hôtels de luxe en France et à l’étranger.

 

 

 

Marilyne Lagrafeuil

Equipe
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